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Swatch (histoire, mais vous le saviez peut être déja)

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Message par crebillon le Mer 29 Aoû 2012, 14:08

Dans les Echos, j'y ai appris des choses, surtout quand aux concepteurs de la swatch

A plus,


Succes planétaire, la Swatch a contribué à sauver l'industrie horlogère suisse. A l'ombre de Nicolas Hayek, l'histoire de la petite montre réserve quelques surprises.

Près de 400 millions d'exemplaires vendus en presque trente ans d'existence. Le succès de la Swatch ne se dément pas. Une saga incroyable à laquelle est étroitement associé Nicolas Hayek, le fondateur de Swatch Group disparu en 2010. La ville de Bienne, en Suisse, vient d'inaugurer un parc à son nom et une plaque y rend hommage au « visionnaire et sauveur de l'industrie horlogère suisse ». La genèse de cette montre en plastique nous éloigne pourtant de la version officielle et le père de la Swatch n'est pas tout à fait celui que l'on croit.

L'histoire démarre à la fin des années 1970. A l'époque, l'horlogerie suisse vit une crise épouvantable, perdant les deux tiers de ses effectifs tombés à 30.000 personnes. Ayant notamment ignoré la montre à quartz - qu'elle avait pourtant inventée -, elle est submergée par les montres japonaises. Pour faire face à la concurrence, l'industrie suisse s'était pourtant organisée dans un système de cartel regroupant les entreprises et répartissant les compétences.

A l'époque, deux jeunes ingénieurs du fabricant de mouvements d'horlogerie ETA, Jacques Müller et Elmar Mock, imaginent la montre du futur. De simples discussions de comptoir, ou « schnaps idea », comme on dit en alémanique. Elles vont pourtant déboucher sur la Swatch, comme le raconte Elmar Mock dans un récent ouvrage coécrit avec Gilles Garel (« La Fabrique de l'innovation », Dunod, 2012).

En 1980, après une formation à la plasturgie, Elmar Mock prend l'initiative de commander une toute nouvelle machine à injection plastique. Une double hérésie. ETA, selon les règles du cartel, ne doit s'intéresser qu'au travail du métal. En outre, le statut modeste de Mock ne lui permet pas de signer une telle dépense. Quelques jours après, il est évidemment convoqué chez le patron, Ernst Thomke. Paniqué, il a trois heures pour trouver une explication. Jacques Müller et lui décident de jouer leur va-tout : proposer au grand chef leur idée de montre à bas prix.

Un succès planétaire
Le schéma est griffonné sur du papier millimétré. Rudimentaire, mais tout y est : une structure monobloc en ABS (le matériau des briques Lego), un verre soudé et un moteur fixé séparément. Et surprise, au lieu de voir tomber la foudre directoriale, les deux ingénieurs l'entendent répondre : « Cela fait un an que j'attends cela. Je peux garder votre papier ? »

Ernst Thomke leur donne carte blanche et six mois pour aboutir à un prototype industrialisable à moins de 10 francs suisses, tout en gardant un secret absolu. Elmar Mock et Jacques Müller réduisent le nombre de pièces de moitié et optent pour un montage par le dessus de la montre, ce qui rend l'opération plus aisée et donc automatisable.

Mais les déboires seront nombreux. Ainsi, sur l'un des premiers prototypes, les aiguilles tournent... à l'envers. Et quand, fin 1981, les cinq premiers modèles fonctionnent, c'est pour s'arrêter au bout de cinq jours.

Mais c'est la vente du produit qui tournera au cauchemar. Avec un premier échec cuisant aux Etats-Unis, où les horlogers ne veulent pas de cette montre assimilée à un produit promotionnel. ETA tente sans succès de vendre son produit au baron Bich, roi des stylos et des briquets, puis à Duracell. Ce sont finalement les grands magasins américains Bloomingdale's qui acceptent cet ovni horloger, mais à leurs conditions : deux collections par an, une vingtaine de modèles chaque fois, avec un design original qui ne se limite pas à la couleur.

Lancée officiellement en 1983, la Swatch rencontrera un succès planétaire. En 1985, Nicolas Hayek prendra la direction de SMH, la maison mère d'ETA, qui deviendra Swatchgroup en 1998. Année après année, la Swatch sera déclinée en quelque 5.000 modèles. La marque bon marché deviendra même, comble de l'honneur, le chronométreur officiel des Jeux Olympiques. Swatch s'évertuera surtout à créer l'événement, multipliant les séries limitées célébrant Corto Maltese ou Tintin et laissant libre cours à l'imagination de designers, de grands couturiers ou de graphistes.

Dès le milieu des années 1980, en revanche, le nom des premiers artisans du succès, l'industriel Ernst Thomke et ses deux ingénieurs, disparaît de la communication officielle. L'industrie horlogère rendra tardivement hommage à Jacques Muller et Elmar Mock. En 2010, ils ont reçu le prix Gaïa du Musée international de l'horlogerie pour leur rôle d'inventeurs « des solutions techniques nouvelles contenues dans les brevets du concept de la montre Swatch originelle ».

dedune
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Message par dedune le Mer 29 Aoû 2012, 15:10

Intéressant! Moi qui croyait que Hayek etait a l'origine du concept...
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Message par Invité le Mer 29 Aoû 2012, 18:36

Merci du partage, décidément j'en appends tous les jours.

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