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Revue Universal Genève Compax 12510

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Noodia
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Revue Universal Genève Compax 12510

Message par Noodia le Mar 25 Nov 2014, 11:43

Difficile sujet que celui des montres en or en effet, avant de porter un intérêt particulier aux montres, je n'avais aucune conscience de leur existence et pensais peu ou prou que leur fabrication était destinée à une clientèle moyen-orientale ou une autre constituée de stars du Hip-Hop et de quelques uns de leurs aficionados  

Puis vint la Carrera en or 1158 CHN dont l'engouement important me fit percevoir le sujet sous un angle subitement beaucoup plus respectable et attirant

La popularité  légitime des Day-Date sur le forum termina de balayer ces préjugés réservés aux ignorants sans parler des "chronomètres royal" et autres exemplaires - y compris HH - contemporains ou pas, détenus par les uns et les autres, admirés et essayés pour beaucoup d’entre eux au gré des rencontres.

C'était chose faite, les montres en or devenaient pour moi non seulement des montres respectables mais aussi de belles montres, tout simplement  I love you


C'est ainsi que - éducation dorée faite - je croise cet exemplaire au hasard d'une navigation sur le Net horloger, coup de foudre immédiat !



ELEMENTS DE NOMENCLATURES


Renseignements pris, il s'agit d'un Compax référence 12510



Pietro Sala dans son ouvrage consacré à la manufacture désormais endormie enseigne au lecteur la signification de cette référence "12510"

le 1er chiffre - ici le 1 - est réservé aux boîtiers en or 18K

le 2eme chiffre - ici le 2 - est réservé aux chronographes

le 3eme chiffre - ici le 5 - désigne le diamètre de logement du calibre utilisé ici le calibre 287 que voici


dérivé du calibre maison 285 au diamètre standard de 31,70 mm son diamètre est porté ici à 33,20 mm, le calibre 287 équipe en général les boîtiers de diamètre de 37 mm, le diamètre de cette montre

les 2 derniers chiffres associés - ici le 10 - servent à préciser le dessin de la boite, un dessin primitif donc, ce numéro comportera ensuite 3 chiffres parfois même assortis d'un suffixe quand la gamme disponible de boites s'étoffera au fil des années et quelque variations de modèles établis seront déclinées.


Le numéro de série 811XXX date sa production entre 1941 et 1942, cette date est issue de ce tableau, bien connu des amateurs UG



Et histoire de terminer avec les aspects de nomenclatures, les gravures de fond de boite, qui recèlent souvent des informations essentielles pour bon nombre de montres de cette période


On y retrouve d'abord les gravures relatives à la densité d'or utilisée et le poinçon, n'ayant jamais creusé le sujet, j'ai décidé d'en savoir plus.

Une recherche rapide m'a mené vers un site exhaustif, http://www.poinconor.com/ qui m'a permis de bien comprendre chaque détail des 2 premières gravures.

Focus


Les gravures "18K - 0.750" font référence à de "l'or massif de 1er titre" à 750 millièmes soit 18 carats.

Le poinçon gravé représente une tête de jeune fille appelée "Helvetia", il figure sur tout objet en or 18K fabriqué en Suisse de 1933 à 1995.

La marque "Universal Geneve" gravée et ainsi représentée est quand à elle utilisée de 1937 à 1953



Ultime information, la dernière gravure tout en bas représentant un marteau sans manche (littéralement) avec son numéro 166, désigne l'habilleur autrement dit, le fabricant de cette boite particulière.
Des informations assez précises figurent à ce sujet dans l'ouvrage de Pietro Sala, on y apprend que le marteau sans manche est une "union appelée aussi collectif" de ces habilleurs, ceux-ci fabriquaient des boites en or ou en platine d'une épaisseur de 0,15 mm sur dessin de leurs clients. Le numéro 166 de cette Union du marteau sans manche était affecté à la société HENRY JANNERET située d'abord à Le Locle puis à Peseux, la société a disparu en 1957.

Rappelons que le génie et le succès d'UG à l'époque s'appuient sur une double détente :

Horlogère d'abord, par la conception d'un calibre chronographe très précis et fiable, le 285, apparu dans la première partie des années 30.
Pas de complication particulière ni de finitions mais un vrai mouvement d'horlogerie, il faut dire que précision et fiabilité apportées aux chronographes de poignet à cette époque constituent des lettres de noblesse certaines au même titre que leurs contemporains calibres 33.3 par exemple.

Industrielle ensuite puisque ce calibre aura dès sa conception initiale été pensé pour être modulaire.
Modularité fonctionnelle d'abord puique l'adjonction de roues permet en effet d'animer ce troisième compteur par exemple, une innovation Universal qui a la paternité du premier chronographe à 3 compteurs.
Modularité quand au diamètre puisque la substitution de roues aux diamètres plus ou moins important permet quand à elle de faire varier le diamètre du calibre afin d'assurer une intégration harmonieuse dans une multitude de boîtiers aux diamètres variant de 30 à 38 mm pour les Compax.

La conjonction de ces deux facteurs associée au recours intensif à une multitude d'habilleurs de boîtiers en or permettra à UG de proposer une variation importante de modèles




PRESENTATION DE LA MONTRE


Passons maintenant à la montre à proprement parler et surtout aux plaisirs qu'elle distille



ce qui frappe évidement dès le premier coup d’œil ce sont ses anses, très caractéristiques



elles sont dites facettées ou lapidées ou bien encore "ciselées et recadrées"



un examen attentif réalisé par Patrice - qui n'a pas son pareil pour analyser les boîtiers - m'a permis de réaliser que chaque anse est constituée de 7 facettes (!!!)



Ces anses sont surement le détail remarquable de cette montre  Charmé

d'un point de vue de style d'abord en effet, lorsque l'on porte un intérêt aux chronographes anciens des années 30 et 40, on constate assez rapidement que le style général des boîtiers est tout en douceurs, tout en rondeurs, il fait en général la part belle aux lignes fluides. Il y a bien à l'époque quelques incursions de lignes tendues ici et là, mais je n'en vois pas vraiment qui offrent un tel "terrain d'expression" à ce style très géométrique, tendu et il faut bien le dire sophistiqué.

Ces anses géométriques et complexes associées à la simplicité du cercle de la lunette plate offre à l'ensemble un équilibre esthétique que je considère parfait.



Je termine ce passage sur les anses en précisant qu'elles intègrent un ergot où vient se loger une pompe femelle pour la mise en place du bracelet, un petit détail  caractéristique de l'époque je crois mais aussi assez inquiétant quand on sait que ces ergots sont aussi en or et qu'ils sont donc très fragiles...



Coté finitions, on retrouve le classique poli brillant sur le dessus associé à un brossage satiné latéral, le fond de boite est également satiné.

Si je veux préciser ici que la montre n'est en aucun cas neuve de stock, son état de conservation est quand même incroyable, un élément très important pour moi pour ces montres en or.
Il permet de profiter pleinement des anses et des nombreuses arêtes vives qu'elles ont à offrir mais permet aussi de jouir de détails que se sont distillés plus tard comme les chanfreins des poussoirs et de la lunette par exemple.

Un autre facteur important de ce boitier est son épaisseur réduite, le calibre 287 qui anime ce chronographe est en effet haut d'à peine plus de 6 mm



ce qui permet de l'habiller avec une boite particulièrement fine, un autre élément venant renforcer l'élégance de l'ensemble





Je termine par le diamètre, nous sommes au début des années 40, quand on commence à porter de l'attention aux chronographes de cette époque, on constate que les diamètres les plus courants s'échelonnent de 32 à 35 mm.

La boitier de ce Compax offre quand à lui un diamètre de 37 mm . C'est la "première marche" de ce que l'on considère comme un grand diamètre pour les montres de cette époque, une taille "jumbo" même si je ne suis pas sur que la terminologie soit ici bien adaptée à la finesse de l'ensemble.

La lunette quoique plate, n'est pas des plus larges, le boitier est fin, ajoutez à cela un cadran clair et une grande seconde bien longue et vous avez la somme des facteurs qui offrent à cet exemplaire un grand diamètre au poignet



Examinons maintenant le cadran


son style est caractéristique des productions UG de cette époque



la simplicité de sa présentation, exempte d'échelles additionnelles multiples (télémètrique et pulsomètrique en général), est à mes yeux très moderne pour une montre du début des années 40.

Il se dégage une impression visuelle de légèreté et de sobriété très cohérente qui participe activement à l'élégance de l'ensemble.

Cette photo permet de bien cerner le type de finition précise utilisée pour sa réalisation, il offre une variation de nuances assez importante en fonction de son exposition à la lumière



Ajoutons pour être complet, 3 compteurs oversize - un attribut assez courant chez UG -, les traditionnels marqueurs de 3 minutes dans le sous-compteur à 3h et la typo des index avec un zoom sur le 2, parce que je le trouve très beau.


Difficile voire impossible de parler des cadrans de cette époque sans parler des aiguilles qui les accompagnent.
J'ai en effet réalisé il y a peu que, d'une manière générale, le cadran venait forcément avec le type d'aiguilles qui lui était propre afin d'assurer une cohérence de lecture de l'ensemble mais aussi une cohérence stylistique.

A première vue, vous me direz ouaip, bof...,
un point de vue que je comprends étant donné qu'on ne parle ici que de fins bâtons qui à priori font pâle figure par rapport aux superbes modèles d'aiguillages que l'on peut trouver sur nombre de chronographes contemporains à cette montre.

Sauf que, cette sobriété et cette finesse constituent surement le détail ultime qui conclut la finesse et donc l'élégance de l'ensemble à mes yeux.
C'est FGB qui a surement trouvé le mot le plus juste en qualifiant ces aiguilles de "graciles". Je rends hommage à la finesse de son analyse (et aussi à l'ampleur de son lexique de qualificatifs  Wink ).

Et comme souvent chez UG, les aiguilles sont bleuies




ORIGINES DU BOITIER - FILIATION PRESTIGIEUSE ?


Lorsque j'ai reçu cette montre, j'ai d'abord cru que ce type d'anses était rare voire exclusif à cette référence, j'ai voulu en savoir plus, j'ai donc engagé des recherches importantes pour tâcher de comprendre ce qu'il en était.

A tout seigneur tout honneur, c'est d'abord dans l'ouvrage de Pietro Sala que j'ai trouvé de la matière, avec cette brochure tout d'abord que je n'avais jamais remarquée et qui représente les mêmes anses, il me semble que la lunette est ici légèrement différente


en poursuivant dans le même ouvrage j'ai trouvé ceci, un Compax en or présentant la même boite au même diamètre mais signé Zenith avec sa référence 12517, notez les cabochons sur le cadran


où l'on apprend que ce boitier n'est finalement pas si rare  Basketball

on le retrouve d'ailleurs dans un autre ouvrage dédié aux chronographes vintage avec un très beau cadran, quel 12 !


j'en ai croisé un autre sur Purists avec une lunette ici inclinée



L'un des aspects remarquables de l'ouvrage de Pietro Sala est la reproduction des archives non encore dispersées à l'époque de sa rédaction, chaque grande famille de modèles voit l'intégralité des archives encore disponibles à l'époque reproduite.
Compte tenu de l'ampleur des variations de boîtiers, il est rare de trouver le modèle particulier objet de ses recherches.

Mais la chance nous sourit parfois, voici la référence précise de mon boitier extrait des archives UG


à noter une référence alternative, 12505 avec une lunette fine


Le lecteur attentif aura surement remarqué la diversité de cadrans avec ou sans cabochons, aux typos différentes, ...
Un aspect assez dérangeant il faut bien le dire quand on n'est pas coutumier des montres de ces époques en effet, notre exigence nous amène à vouloir ranger chaque éléments de nos montres vintage dans des compartiments précis pour les baliser, une démarche rassurante et indispensable pour les productions commençant disons vers les années 50 et au delà où la standardisation industrielle émerge puis devient une règle ... démarche qu'il faut toutefois balayer pour les productions des années 30 et 40. Cette période est en effet l'âge d'or de la production artisanale et - sous réserve du respect de quelques règles stylistiques et de cohérence générale - il était à l'époque possible voire même courant de croiser une même montre assortie de pièces d'habillage différentes en fonction des marchés ciblés ou simplement à la demande de l'AD voire même parfois du client final.

ce boitier proche à la lunette plus fine par exemple, d'un diamètre de 35 mm surement réalisé pour un AD, vraisemblablement sud-américain, zone où Universal est traditionnellement très présent



J'ai aussi retrouvé ce type d'anses sur des 3 aiguilles

L'ami LouS m'a fait parvenir des photos de cette belle Zenith


ne gâchons pas notre plaisir, sandwich dial !  affraid


s'il ne m'a pas précisé le diamètre de cet exemplaire, surement assez contenu, le fond boite est gravé avec "le marteau sans manche" N° 166 également, cette boite a donc été fabriquée par le même habilleur que la mienne.



j'ai même retrouvé un boitier acier IWC avec le redoutable Calibre 83  Charmé , le boitier ne fait ici que 26 mm de diamètre, il est daté de 1938



Je termine par 2 chronographes à rattrapante  whaouuu


un Butex, manuf inconnue pour moi même si cet exemplaire particulier semble balisé

credit : Corsaire75


et un Eberhard, même lunette inclinée et précisément même boitier

credit : Sothebys

qui est lui parfaitement balisé et constitue surement le chant du cygne de la production de ce type type d'anses puisque on le retrouve à coté du fameux Contograf bien connu sur MM et dont la production est datée de la 2eme partie des années 60

en bas à gauche

Credit : Orologi Passioni


PATERNITÉ DU DESSIN DE CE BOITIER


Il est toujours difficile d'être affirmatif lorsqu'il s'agit d'établir avec certitude ce genre d'informations historiques pour des exemplaires aussi anciens. Voila néanmoins une hypothèse.

Lorsque j'ai fait l'acquisition de cette montre, mon vendeur m'a indiqué que cette boite avait été faite pour Hermès.
Les relations étroites entre la manufacture et la prestigieuse maison de la rue du Faubourg St Honoré sont connues mais je n'ai pas prêté attention à cet argument que mon vendeur n'avait pas étayé.

Lorsque j'ai reçu ma montre, une fois la délicieuse lune de miel passée, ma curiosité ayant été piquée au vif, j'ai tâché d'en savoir plus.

C'est en consultant le catalogue d'une vente Antiquorum des années 90 consacrée à la dispersion d'une remarquable collection exclusive d'UG bien connue des amateurs de la marque que j'ai retrouvé ceci

credit : Antiquorum, extrait de l'ouvrage : Universal Genève - 100 ans de traditions horlogère - Italo Bonifacio & Laura Rivolta

le même boitier en Compur cette fois ci, Compur qualifiant la famille des chronographes à 2 compteurs primitifs d'UG.

En consultant les extraits d'archives de l'ouvrage de Pietro Sala, j'ai retrouvé un boitier assez semblable et sa référence


et un autre exemplaire sur le Net au diamètre de 34 mm


mon vendeur s'appuyait quand à lui surement sur le descriptif du lot vendu par Antiquorum où l'on peut lire que ce type de boitier est issu d'une commande spéciale de Hermès à UG  

credit : Antiquorum, extrait de l'ouvrage : Universal Genève - 100 ans de traditions horlogère - Italo Bonifacio & Laura Rivolta

un élément bien peu consistant à mon sens...


Sauf que, j'ai posté il y a quelques mois quelques photos de mon exemplaire sur la section UG d'Omegaforum, le thread est ici

Ayant soulevé ce point particulier en précisant que cela n'étayait pas grand chose, cet exemplaire est sorti du bois

credit : Argtv7

on a ici affaire à une vraie montre Hermès au cadran signé, son propriétaire a indiqué que le boitier faisait également 37 mm de diamètre, le style de cadran est commun aux productions réalisées dans la 1ère partie des années 30

Même si à première vue, le cadran de cette montre semble original, le script Hermes est toutefois différent de celui que nous avons l'habitude de voir, ce que n'a pas manqué de soulever LouS

le propriétaire a simplement répondu en postant cette brochure bien connue mais sur laquelle on s'arrête peu, examinez le script Hermès pas de doute, il s'agit bien du même

credit : Argtv7

un examen du fond de boite que voici

credit : Argtv7

permet de situer la production de cet exemplaire avec son numéro de série 588XXX sur une période allant de 1930 à 1936. Un exemplaire ultra primitif donc au sein des productions UG.

Les nomenclatures sont alors émergentes dans la manufacture, Pietro Sala indique que "ce n'est qu'à partir de 1936/37 que l'on commence à poinçonner également le numéro de référence de la boite au coté du numéro de série de production" ce qui explique que le boitier ne soit pas référencé surement au même titre que l'habilleur.
La mention "Fab. Suisse" associée au poinçon du hibou confirment quand à elles de manière certaine que la destination de cet exemplaire était la France.

Vous êtes perdus ? pale  Je vous comprends Embarassed

Reprenons les faits en synthèse Very Happy

-le numéro de série indique la période certaine de production = 1930-36
-pas de référence de boite gravée = production antérieure à 1936
-Fab. Suisse + poinçon au hibou = boite en or réalisée pour la France
-cadran vraisemblablement original à la double signature correcte = montre Hermès originale très probable


La toute première production de ce boitier avec ce type d'anses particulières pourrait donc bien avoir été livré à la maison Hermès autour du milieu des années 30, aucune production antérieure n'ayant été trouvée malgré des recherches intensives, la mention indiquée par Antiquorum dans son catalogue de vente pourrait bien être correcte, il est possible (probable ?) que ce boitier soit légitime à être nommé "boitier Hermès".

Si cette "démonstration" me semble correcte, je tiens néanmoins à balayer toute confusion éventuelle.

Ce Compax ref 12510 n'est pas une montre Hermès.

Je ne suis pas un spécialiste des montres Hermès vintage mais un minimum de rigueur m'amène à penser qu'une montre Hermès présente un cadran à la double signature, ce n'est peut-être pas tout à fait exact, mais la valeur d'une montre distribuée par la maison parisienne ne tient réellement à mon sens que par ce détail.

Il n’empêche, une telle filiation - si elle est correcte - renforce encore si besoin était l'intérêt historique et stylistique que je porte à ce chronographe singulier au dessin audacieux et aux anses si particulières fortes d'une carrière de plus de 30 ans. Il apporte une petite dose de noblesse romantique à l'attachement immodéré que je porte à cet exemplaire qui, vous l'aurez compris, me fascine et me procure un immense plaisir au poignet    



et puisqu'il ne saurait y avoir de montres fabuleuses sans amis, je conclus ce sujet par une rencontre improbable avec l'ami François/Cisco fichu de son Lederhosen, cette photo restera indissociable de cette montre  trinque  



 à vous pour votre lecture et surtout bravo à ceux qui ont réussir à tenir jusque là

il faut dire que les chronographes Universal suscitent beaucoup de passion Charmé

et d'efforts  Wink


credit : jojolamontre

Laurent


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